MONTRÉAL -- Malgré les critiques du député libéral
Denis Coderre, le gouvernement fédéral n'a pas l'intention d'intervenir pour
empêcher Shell de transformer sa raffinerie de Montréal-Est en centre de
distribution.
Le ministre d'État de l'Agence de développement économique du Canada pour les
régions du Québec, Denis Lebel, a expliqué que le ministre des Ressources
naturelles Christian Paradis continue de suivre le dossier, mais que le
gouvernement n'a pas l'intention de s'immiscer dans le dossier, car un tel
geste irait à l'encontre la libre entreprise.
Québec n'a
pas autorisé le démantèlement
De son côté, Québec retient toujours le permis de démantèlement de la
raffinerie. Conformément à l'article 15 de la Loi sur les pétrolières, Shell a
déposé une demande de démantèlement en mars auprès de la vice-première ministre
et responsable des ressources naturelles Nathalie Normandeau, mais celle-ci n'a
pas encore donné le feu vert.
La ministre souhaite avant tout rencontrer la direction de Shell dans le
but d'obtenir des explications au sujet de la fermeture et de comprendre
l'échec des pourparlers avec Delek. Pour elle, il n'est pas question de «donner
un chèque en blanc» à l'entreprise.
Le
syndicat craint un lock-out
Du côté syndical, le président de la section locale 121 SCEP-FTQ,
Jean-Claude Rocheleau craint que la pétrolière mette son personnel en lock-out.
Étant donné la fermeture de la raffinerie, les deux partis doivent négocier la
convention collective pour les employés qui opéreront le terminal, le protocole
de fermeture et la procédure de mise à pied, mais l'entreprise aurait déposé
une offre finale avant que les syndiqués aient pu en débattre.
«Shell nous a averti que si les choses ne faisaient pas leur affaire, ils
nous mettraient en lock-out, a-t-il mentionné. Ils ont proposé quelque chose
alors qu'on n'a même pas commencé les discussions, et ils disent : "C'est
à prendre ou à laisser"», a expliqué le représentant syndical à Montréal Express.
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MONTRÉAL -- Malgré les critiques du député libéral Denis Coderre, le gouvernement fédéral n'a pas l'intention d'intervenir pour empêcher Shell de transformer sa raffinerie de Montréal-Est en centre de distribution.
Le ministre d'État de l'Agence de développement économique du Canada pour les régions du Québec, Denis Lebel, a expliqué que le ministre des Ressources naturelles Christian Paradis continue de suivre le dossier, mais que le gouvernement n'a pas l'intention de s'immiscer dans le dossier, car un tel geste irait à l'encontre la libre entreprise.
Québec n'a pas autorisé le démantèlement
De son côté, Québec retient toujours le permis de démantèlement de la raffinerie. Conformément à l'article 15 de la Loi sur les pétrolières, Shell a déposé une demande de démantèlement en mars auprès de la vice-première ministre et responsable des ressources naturelles Nathalie Normandeau, mais celle-ci n'a pas encore donné le feu vert.
La ministre souhaite avant tout rencontrer la direction de Shell dans le but d'obtenir des explications au sujet de la fermeture et de comprendre l'échec des pourparlers avec Delek. Pour elle, il n'est pas question de «donner un chèque en blanc» à l'entreprise.
Le syndicat craint un lock-out
Du côté syndical, le président de la section locale 121 SCEP-FTQ, Jean-Claude Rocheleau craint que la pétrolière mette son personnel en lock-out. Étant donné la fermeture de la raffinerie, les deux partis doivent négocier la convention collective pour les employés qui opéreront le terminal, le protocole de fermeture et la procédure de mise à pied, mais l'entreprise aurait déposé une offre finale avant que les syndiqués aient pu en débattre.
«Shell nous a averti que si les choses ne faisaient pas leur affaire, ils nous mettraient en lock-out, a-t-il mentionné. Ils ont proposé quelque chose alors qu'on n'a même pas commencé les discussions, et ils disent : "C'est à prendre ou à laisser"», a expliqué le représentant syndical à Montréal Express.
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