Le SCEP condamne les meurtres brutaux des grévistes en Afrique du Sud
OTTAWA – Le Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier (SCEP) condamne sévèrement la violence sauvage qui a eu lieu hier en Afrique du Sud. Une grève s'est transformée en massacre lorsque la police a ouvert le feu sur les grévistes à la mine de platine de Lonmin située à 90 km à l'extérieur de Johannesburg. Le carnage a tué 35 mineurs et des douzaines d'autres ont été blessés.
«Une telle expression de violence insensée de la part des forces policières contre des travailleurs est totalement inacceptable», a déclaré Dave Coles, président national du SCEP. «La brutalité policière n'est pas une manière de résoudre un conflit de travail et il est honteux que des vies aient été perdues pendant une grève.»
Les travailleurs de la mine de Lonmin sont en grève depuis près d'une semaine afin d'obtenir une augmentation salariale qui avait été promise par la compagnie. Les forces policières ont tenté d'abord hier de disperser les grévistes en utilisant des gaz lacrymogènes et des canons à eau avant de commencer à tirer sur les travailleurs en grève.
«Au nom des membres du SCEP, je tiens à exprimer mes plus sincères condoléances aux familles et aux amis des 35 mineurs qui ont été tués alors qu'ils défendaient leur droit d'obtenir de meilleurs salaires et conditions de travail», a ajouté Dave Coles. «Nous restons solidaires avec les travailleurs de la mine de Lonmin pendant leur grève ainsi qu'en cette période de lutte et de deuil.»
Le Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier est le plus grand syndicat dans plusieurs secteurs importants de l'économie canadienne, dont la foresterie, l'énergie, les télécommunications et les médias. Il représente plus de 120 000 membres.






