Des syndicats forts pour les travailleurs sur les plate-formes pétrolières

VANCOUVER (le 19 octobre 2010) - Sans la présence de syndicats forts et de porte-parole pour les travailleurs, il n'y aura pas de normes de sécurité et environnementales acceptables pour le forage en mer, selon ce qu'a fait valoir le SCEP lors d'une conférence internationale des organismes de réglementation à Vancouver.
La délégation du SCEP à la Conférence internationale des organismes de réglementation du forage en mer à Vancouver était composée du directeur du FFSSRI Walter Manning (à gauche dans la photo ci-haut), du vice-président de la région de l'Atlantique du SCEP, Chuck Shewfelt (à droite complètement), et de Kevin Kelly, président de la section locale 2121 du SCEP, représentant les travailleurs du forage en mer de la région de l'Atlantique. Le SCEP a aussi accueilli le syndicat norvégien des travailleurs du pétrole, Industri-Energie, à la conférence. Le délégué à la sécurité, Ketil Karlsen, (deuxième à gauche) a dirigé sa délégation.
Le directeur du Fonds de formation en santé, sécurité et relations industrielles (FFSSRI) du SCEP, Walter Manning, a pris la parole devant quelques centaines de dirigeants d'organismes de réglementation et de sociétés pétrolières de l'industrie mondiale du forage en mer, à Vancouver, le 19 octobre.
« Je pense que nous avons éveillé la conscience de quelques personnes ici cet après-midi, a lancé Walter Manning à la suite de sa présentation le 19 octobre. J'ai souligné le fait qu'ils ne peuvent s'attendre que les travailleurs se sentent à l'aise de s'exprimer si les syndicats ne sont pas acceptés par les employeurs et s'ils ne sont pas intégrés au système de sécurité. J'ai dit aux gens de l'industrie pétrolière que, si je me présentais sur certains de leurs sites, ils lanceraient une vaste campagne pour se débarrasser de moi. Cette approche face aux syndicats doit changer si nous voulons éviter des tragédies comme celle de l'explosion de la plateforme Deep Water Horizon. »
Walter Manning a aussi dit aux participants de la conférence que les organismes de réglementation, comme l'Office Canada-Terre-Neuve-et-Labrador des hydrocarbures extracôtiers de la côte est, doivent faire la distinction entre leur mandat en matière de sécurité et d'environnement et le développement économique.
Le syndicat a aussi fait valoir que, dans le cadre de l'enquête Wells sur l'écrasement de l'hélicoptère Cougar, des considérations économiques ont influencé les organismes de réglementation et les entreprises pour autoriser des équipements et des procédures qui étaient nettement inférieurs à ce qu'il y a de meilleur disponible.






